Portrait de Jean-Louis Vera

Il y a des horizons cachés qui entraînent l’homme a dépassé ce qui fait sa réalité quotidienne.

Aller au-delà de la limite du visible, aller explorer des inconnus au-delà de ses propres limites.

Oser le pas en avant.

C’est ce qu’a fait, un jour, Jean-Louis Vera. Ce pas de plus, symbole des audacieux ou des hommes passionnés.

Car, pour lui, la passion se nourrit de l’espérance et de la certitude. Peut-être utopiste mais pas artiste.

Jean-Louis est un faiseur humain, profondément bienveillant.

Et quand son regard de sa main embrasse sa vallée, il n’y voit qu’un enjeu, lui donner le meilleur de lui-même.

C’est avec cette ambition qu’il a fondé le domaine éponyme. Peu importe de lui donner un nom plus markétée, son domaine donnera vie à des vins à son image.

Des vins puissants, structurés mais sensibles… presque timides. Un vin qui se partage et laisse son empreinte d’amitié.

Une redécouverte de chaque gorgée.

La trace d’un nectar unique.

Si vous désirez le rencontrer, ne le cherchez pas dans les salons, sur les pavés de goudron ou au beau milieu des allées bordées de platanes d’Ille sur Têt ou de Rivesaltes, encore moins de Perpignan. Il est beaucoup plus loin, caché entre des murailles de schistes millénaires et des forêts inextricables de chênes verts.

Le roc appelle le roc.

Voir en silence le plaisir de la dégustation se dessiner.

Son vin est complexe, en nuances, délicat. Un paradoxe pour cette région du Fenouillèdes qui sait faire naître des arômes puissants à son terroir.

Mais ne pas croire aux mythes de trop de soleil ou de trop de pierres, il faut savoir s’adapter à ce terroir et apprendre à le considérer autrement.

« Faire du bio » n’est donc pas pour lui une fin en soi, juste l’expression d’un bon sens, celui du respect de la nature et de l’homme.